jeudi 27 janvier 2011

MARIA SHARAPOVA : UNE BEAUTÉ RUSSE ET... RUSÉE !


La super étoile du tennis féminin, Maria Sharapova, s'avère une reine du stade idéale et incontournable. Alliant beauté, talent, force, détermination et intelligence, elle est devenue en très peu de temps la sportive la plus riche de la planète. Rien que pour les trois dernières années, on estime ses revenus à 23 millions de $ en 2008; 24,5 millions de $ en 2009 et 33 millions de $ l'an dernier. Elle fait courir les foules, et des compagnies prestigieuses rivalisent pour lui faire signer des contrats publicitaires (Prince, Land Rover, Motorola, Sony Ericsson, Canon, Colgate-Palmolive, Pepsi Co, Parlux Fragrances, TAG Heuer, etc). L'entente à long terme, qui la lie à la célèbre firme Nike, pourrait lui rapporter la rondelette somme de 70 millions de dollars. Les éditeurs de magazines de toutes sortes veulent embellir les pages de leurs publications avec des photos de la nouvelle idole des amateurs de sports. C'est en gagnant le fameux tournoi de Wimbleton en 2004, à l'âge précoce de dix-sept ans, que cette blonde Sibérienne a mis le monde à ses pieds. En causant l'immense surprise de battre Serena Williams, la favorite du tournoi, Maria faisait trembler les assises du tennis tout en s'offrant la gloire qui fait les légendes.


Celle que l'on surnomme Masha était loin d'en être à sa première surprise renversante lorsqu'elle a triomphé en sol londonien. À peine âgée de quatre ans, elle avait d'abord étonné son père Yuri qui l'avait vu manier avec aisance et passion la raquette de tennis qu'un ami de la famille, le père du tennisman Yevgeny Kafelnikov, lui avait donnée. Le paternel, lui-même fervent amateur de tennis, n'avait pas hésité à inscrire son enfant prodige à des cours, afin qu'elle développe son talent. Deux ans plus tard, la petite Maria, timide mais têtue, participe à une clinique donnée par Martina Navratilova. Elle échange même quelques balles avec la championne. Autre émerveillement ! La grande dame du tennis conseille fortement au père de la fillette d'essayer de la faire entrer à la très renommée Académie Bollettieri, un camp d'entraînement spécialisé situé en Floride. En 1995, Yuri, se rend aux USA avec Maria et toutes ses économies ($ 700). Ils ne comprennent pas un mot d'anglais. Yuri confie sa future championne à l'entraîneur Robert Lansdorp. Élève surdouée, Maria brûle les étapes de son apprentissage et s'affirme dans des tournois pour les joueuses d'âge junior. En 2001, l'adolescente de quatorze ans fait une entrée remarquée chez les professionnelles. Deux ans plus tard, elle bouscule des adversaires établies et bien classées pour remporter ses deux premiers tournois (Tokyo et Québec). À la fin de mai 2004, son ascension fulgurante la positionne déjà au 13e rang du classement mondial. Puis, en juillet, en Angleterre, au tournoi le plus prestigieux, le monde du tennis est soudain en état de choc : déjouant tous les pronostics, la petite Sirène de Sibérie rafle tous les honneurs. À dix-sept ans seulement, c'est la consécration. Folle de joie, elle rejoint son père dans les estrades. En s'étreignant longuement, ils mesurent tous les efforts et les sacrifices qu'ils ont dû faire pour arriver au sommet. Ça en a valu la peine ! Et comment donc ! C'est la gloire et la fortune qui leur ouvrent les portes de leur palais doré... Maria entre alors dans un tourbillon d'activités, une véritable frénésie d'évènements médiatiques. Tout le monde veut la voir et l'avoir !


Mais, bien qu'elle accepte plusieurs engagements extérieurs, le tennis demeure sa priorité. L'année suivant son coup d'éclat de Londres, elle accomplit un exploit historique en devenant la première Russe à trôner au sommet du classement de l'ATP. Fait curieux, en l'espace de quelques mois, elle grandit subitement de plusieurs centimètres (jusqu'à faire 6' 2" et 130 lbs). Cette croissance rapide lui cause des maux de dos, et elle doit déclarer forfait pour certaines compétitions. Ce ne sont que les premiers d'une longue liste de problèmes physiques (y compris une grave blessure à une épaule) qui nuiront à sa carrière sans l'empêcher de rafler 23 titres mondiaux dont trois du Grand Chelem. Ces douleurs et ces blessures sont peut-être le prix à payer pour son style agressif et tout en force, sur les courts. Attaquant ses opposantes sans relâche, elle cherche constamment à les déborder et à les presser. Peut-être parce qu'elle ne peut se permettre de leur laisser l'initiative des échanges en raison d'une défensive vulnérable et parce qu'elle ne se déplace pas si bien que ça sur le terrain.


Excessive dans le travail et les entraînements, Sharapova l'est également dans ses autres engagements, que ce soit lorsqu'elle agit comme mannequin pour des revues de mode ou pour réaliser des publicités pour ses nombreux commanditaires. Sur les plateaux de tournage ou dans les studios de photographie, elle est toujours en avance car elle déteste arriver en retard. Véritable boule d'énergie, elle travaille souvent jusqu'à l'épuisement, pour ensuite dormir douze heures d'affilée afin de récupérer. Éloignée plus souvent des courts de tennis à cause de blessures et d'ennuis de santé, ces dernières années, sa carrière dans le domaine de la mode a pris plus de place et d'importance dans sa vie. Elle vient pratiquement à égalité avec sa passion pour son sport. Maria aime aussi le design, sous plusieurs formes. Elle admire la designer Stella McCartney, dont la signature apparaît sur la moitié des vêtements de sa garde-robe personnelle. Après la fin de sa carrière sportive, Masha pourrait éventuellement se consacrer à ce genre de travail de création. Elle assiste régulièrement à de grands défilés de mode à New York. Ses nombreux voyages à l'étranger l'inspirent en lui donnant des occasions de découvrir des choses nouvelles ou originales dans ce domaine. Elle est fascinée par la façon dont les gens de différents pays s'habillent.


Ce n'est pas tant son excellence au tennis ou sa grande beauté qui caractérisent Maria Sharapova. Son regard d'azur est certes remarquable, mais, contrairement à l'adage voulant que les yeux soient le miroir de l'âme, c'est davantage par sa voix et son rire particulier que la super star russe se révèle. Sur les terrains de tennis, la championne pousse un cri à chaque coup de raquette qu'elle exécute. Certains de ces éclats de voix ont été mesurés et ils peuvent atteindre 110 décibels, soit le même niveau que le bruit d'une motocyclette. Quelques-unes de ses adversaires ont même protesté contre ces cris, en se plaignant qu'ils dérangeaient leur concentration. D'autres, tant chez les joueuses que chez leurs confrères masculins, se sont même moqués de Sharapova en imitant ses "performances" vocales...


En dépit de son parcours exceptionnel et de son immense fortune, Maria Sharapova ne se sent pas différente des jeunes femmes de son âge. Elle aime écouter de la musique, aller voir des films au cinéma, passer du temps avec sa famille, et elle adore taquiner ses amis en partageant avec eux un succulent repas. Elle possède un bon sens de l'humour et c'est aussi cette qualité qu'elle recherche chez les hommes susceptibles de l'intéresser. Mais ses nombreux soupirants n'ont plus de chance d'attirer son regard puisqu'elle s'est récemment fiancée au joueur de basket ball Sasha Vujacic. Sa bague de fiançailles ? Une bagatelle de $ 250 000 ! Elle estime être gâtée par la vie mais elle ne referait pas les sacrifices qui l'ont conduit où elle est rendue aujourd'hui. Le souvenir de ces temps durs et difficiles lui fait mal parfois, lorsqu'elle y repense. Elle savoure sa réussite, d'autant plus qu'elle a dû mériter pleinement ce qu'elle a gagné. On ne lui a pas fait de cadeau. Même si elle vit aux États-Unis depuis l'âge de sept ans, elle se sent intrinsèquement russe en son for intérieur.


Ses relations avec les membres des médias ne sont pas toujours cordiales. Elle ne fait pas une obsession de ses victoires sur les surfaces de jeux, mais les jours où ça va mal, ou lorsqu'elle ne se sent pas bien, elle boude parfois la presse. Quand les photographes et les paparazzis la harcèlent trop à son goût, la célèbre tenniswoman peut avoir des sautes d'humeur assez explosives. Une question qui revient fréquemment de la part des journalistes, c'est si un jour elle posera nue pour une revue masculine du genre Playboy. Maria répond qu'elle aime être nue lorsqu'elle est seule dans l'une ou l'autre des nombreuses chambres que comptent ses deux immenses maisons en Floride et en Californie. Mais elle ne serait pas à l'aise de se dénuder en public. Du reste, elle affirme ne pas être en amour avec ses jambes, qu'elle ne trouve pas très belles. En entrevues avec les scribes, ou lorsqu'on l'interroge devant les caméras de télévision, Masha rit presque toujours. Et ce, pour charmer ses auditeurs, bien entendu, mais surtout pour éluder les questions qui sont trop difficiles ou qui sont trop indiscrètes ! Une jolie russe enjôleuse et rusée que cette Maria !


Ci-dessous, quelques séquences filmées de moments importants de la carrière de la championne. Puis, un peu plus bas, un diaporama des plus belles photos, montrant dans toute sa splendeur Sharapova la battante, et Maria la sirène de Sibérie.